Comment stimuler l’achat local en B2C pour le bien-être de tous ?

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stimuler l'achat local en B2C

Plusieurs initiatives sont lancées pour stimuler l’achat local en B2C depuis le début de la pandémie, que ce soit des plateformes en ligne locales, des plateformes régionales ou même provinciales. Par contre, le succès sera assuré à condition de changer deux habitudes dans notre manière de consommer.

  1. Prendre l’habitude de magasiner en ligne sur des sites Web québécois.
  2. Remplacer des produits de cuisine importés par des produits locaux.

Prendre l’habitude de magasiner en ligne sur des sites Web québécois

Il y a de plus en plus d’offres en ligne de la part des marchands québécois. Il y a donc de moins en moins de raisons pour magasiner sur un site marchand comme Amazon. Imaginez que dans la prochaine année, 25 % de vos achats en ligne sur des plateformes étrangères sont dirigés vers des plateformes en ligne au Québec.

L’accumulation de vos futures actions sur les plateformes québécoise aura des effets considérables sur l’économie du Québec.

Voici les effets de stimuler l’achat local en B2C

  • Premièrement, ça augmente les ventes au détail. Les détaillants doivent engager une personne supplémentaire pour garder à jour le site Web. Également, stimulés par les ventes croissantes, les détaillants investissent pour améliorer leur site Web. Cela a pour effet de fournir un nouveau travail à votre nièce finissante en graphisme et aussi au fils d’un ami comme programmeur spécialisé avec les boutiques en ligne. 
  • Deuxièmement, ça stimule les commandes de biens manufacturés. Pour les manufacturiers, une demande accrue occasionne l’achat de machinerie, l’achat de fournitures auprès de distributeurs spécialisés, l’achat de fournitures auprès de quincailleries locales. Cela procure un nouveau travail à votre père comme superviseur et un nouveau travail à votre voisine en administration. 
  • Troisièmement, ça procure du volume aux distributeurs. Étant donné que l’augmentation des biens manufacturés doit être acheminée vers les détaillants par les distributeurs, cela occasionne l’achat de nouveaux camions pour la livraison, l’achat de nouvelles boîtes d’emballage et l’embauche de nouveaux livreurs et de nouveaux manutentionnaires dans les entrepôts. Cela procure de l’emploi pour votre beau-frère comme livreur et un oncle à qui on offre une autre chance comme superviseur d’entrepôt.

C’est un peu le portrait d’une roue économique et ça commence avec vos actions, ça commence par vous.

On doit acquérir le réflexe de magasiner québécois dans le concret. Je discutais avec une connaissance dernièrement, qui me parlait d’acheter un accessoire concernant l’animation vidéo. Son premier réflexe a été de dire que sur Amazon l’accessoire en question est en vente.

J’ai alors demandé si un marchand du Québec offrait en ligne cet accessoire. J’ai reçu comme réponse : « Je ne sais pas. Je n’ai jamais cherché. ».

C’est alors que j’ai compris qu’il n’était sûrement pas le seul à avoir le réflexe de regarder en premier sur Amazon pour voir ce qu’il peut y trouver.

Sans enquête scientifique, je ne serais aucunement surpris qu’une bonne partie des Québécois magasinent presque uniquement sur Amazon lorsqu’ils magasinent en ligne.

Et ce, pour tous les achats.

C’est justement cela qu’il faut absolument briser comme habitude.

Remplacer des produits de cuisine importés par des produits locaux 

Comme deuxième idée, ça pourrait passer par la cuisine. En effet, nous avons tous dans nos régions respectives plusieurs produits locaux reliés à la gastronomie et à la cuisine de tous les jours. Également, nous avons plusieurs fabricants québécois auxquels nous référer pour remplacer nos achats de produits étrangers.

Regardons quelques exemples pour stimuler l’achat local en B2C

  • Prenons l’exemple du sucre raffiné ou non. Dans presque toutes les recettes de dessert, le sucre est un ingrédient de base. Ma suggestion, remplacer cet ingrédient par du miel ou du sirop d’érable.
  • Vous employez de l’huile d’olive pour votre sauté de légumes ou dans vos salades ? Ma suggestion, la remplacer par de l’huile de tournesol. Cette huile possède des propriétés que l’huile d’olive n’a pas. Son point de fumée est beaucoup plus haut et elle ne fige pas au réfrigérateur avec votre vinaigrette maison.
  • Vous aimez les biscuits ? Moi, oui. Ma suggestion : remplacer les marques provenant de nos voisins du Sud par un fabricant québécois, les Biscuits Leclerc. Cette entreprise de Québec existe depuis plus de 100 ans. Elle fabrique plusieurs types de biscuits et de barres tendres. Essayez-les !

Voilà, quelques changements apporteront un stimulant à l’économie locale et profiteront à toute la société. Soyons solidaires et renforçons l’appartenance à nos marchands et fabricants du Québec.

P.S. Prenez l’habitude de dresser une liste de boutiques en ligne québécoises dans vos favoris.

Voici quelques liens en références pour effectuer vos achats

Vous avez une vitrine locale ou régionale?

Envoyez votre lien à info@journalactionpme.com

Je ferai une publication dans les prochaines semaines pour en faire la promotion.

Auteur : Martin Michaud, éditeur en chef du Journal Action PME

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