Pourquoi la peur peut devenir ennemie ou alliée dans une croissance d’entreprise? 1/2

0
croissance d'entreprise

« La peur, la peur, c’pas une raison pour se faire mal ! » Vous vous rappelez cette phrase, bon, légèrement modifiée, provenant du film La guerre des tuques ?

 

Cette phrase, elle représente, pour une majorité d’entre nous, la relation qu’on entretient avec nos peurs encore aujourd’hui. On est prêts à se faire mal, à s’attirer toutes sortes de problèmes en affaires plutôt que de prendre un instant pour constater une évidence : dans la situation problématique à laquelle nous sommes confrontés, on a peur.

 

La seule mention du mot « peur » est souvent assez puissante pour nous faire frémir. Et pourtant, si on n’obtient pas la croissance qu’on désire, une chose est certaine, la peur est présente. L’absence de croissance est la preuve physique que la peur est présente, même si on ne la sent pas nécessairement, cette peur.

Ce ne devrait pas être surprenant d’observer qu’on ne sent pas, qu’on ne sait pas qu’on a peur. C’est comme si on se répétait tout bas une croyance bien populaire, et ce, depuis tellement longtemps : « Tout sauf admettre que j’ai peur, car si je lui donne de la place, eh bien, elle prendra toute la place ! ».

La peur qui paralyse la croissance d’entreprise

Malheureusement, si occupés à vouloir fuir la peur, on ne se rend pas compte qu’elle prend déjà toute la place, et qu’on crée l’objet même de notre peur. Combien d’entrepreneurs, par peur de ne pas obtenir de clients, de ventes, par peur de ne pas atteindre leurs objectifs, vont faire toutes sortes de choses pour se sortir de l’impasse ? Ça les mène habituellement à réaliser, quelque temps plus tard, qu’ils sont toujours au même point, ou même pire encore.

 

Dans les premières années de mon entreprise, à partir de 2013, j’agissais, je faisais beaucoup de choses pour faire « grandir » mon entreprise, mais j’étais souvent dans la peur et je ne réalisais pas à quel point plus je bougeais, plus je m’enfonçais. J’ai même effectué un prêt d’entreprise de près de 40 000 $ dans cet état d’esprit, et comme il y avait beaucoup de peurs derrière cette action, en quelques mois à peine, la totalité du financement s’était évaporée.

 

Ce n’est pas que je n’ai pas tenté de le faire fructifier. C’est que ma motivation était ancrée dans la peur : je tentais différentes stratégies, mais le moteur de mon mouvement était la peur – que l’entreprise ne lève pas, que les fonds partent rapidement, que je vienne à en manquer encore, que ça mène à la faillite, que je sois vu comme un incapable, un irresponsable. Au début 2017, c’est presque la faillite qui m’attendait : la proposition au consommateur. La peur d’en arriver là m’a mené directement à cette conclusion. Je manifestais ma grande peur : être l’entrepreneur irresponsable qui ne sait pas gérer son argent !

 

La peur qui amène de l’adrénaline à la croissance d’entreprise

Ce n’est pas que bouger est mal en soi, car c’est en passant à l’action qu’on peut apprendre énormément. C’est plutôt que, préoccupé à tout faire afin d’éviter de sentir qu’on a peur, on précipite nos actions et on agit en fonction de la peur inconsciente qui nous anime. Et, la peur ne peut qu’engendrer la peur. Nous sommes sur la Terre, planète de la loi du retour : tu plantes des graines de carottes, tu auras des carottes. Tu sèmes avec la peur, tu récolteras l’objet de ta peur, et tous les problèmes que ça peut engendrer.

PARTAGER
Article précédentRisque de devise : étude de cas de Trésorisques Inc
Article suivantLe secret caché de Google pour votre entreprise!
Marc-André Rizk

Marc-André Rizk, formateur, Écoute Ton Corps,

Je suis un être joyeux qui, pendant un instant, s’est perdu et par le fait même, a perdu ce qui lui était le plus cher, sa joie.

Pourtant, j’étais dans un milieu où la joie devrait être présente. On dit bien des joueurs de hockey qu’ils « jouent » au hockey. Malgré mon acharnement de plusieurs années, le plaisir n’y était plus. C’est en quelque part entre la Californie et l’Arizona, dans un autobus voyageur durant la nuit, entre deux camps d’entraînement professionnels, que j’ai finalement décidé d’écouter et de me prendre en mains.

Depuis cet instant à l’automne 2010, je me suis formé à un nouveau métier, celui d’aider les gens à reconnecter avec leur essence divine, là où se trouve un puits sans fond de joie, d’amour et de paix. Aujourd’hui, j’aide les gens à développer la discipline véritable pour qu’ils atteignent leurs buts sans qu’ils se sentent obligés ou qu’ils se forcent à faire les choses. Je suis aussi formateur pour l’école Écoute Ton Corps. Je détiens un baccalauréat en administration des affaires, et je suis diplômé en relation d’aide. J’habite Sutton, dans les Cantons de l’Est.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci de mettre votre commentaire
Merci d'indiquer votre nom ici