Le chemin vers l’usine intelligente : un parcours rempli d’enjeux!

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l'usine intelligente

Comment se rendre au stade d’usine 4.0 ? Comment la PME manufacturière peut-elle se positionner comme un leader à l’ère de l’industrie 4.0 ? Suffit-il de se doter d’un plan numérique? D’engager les bonnes personnes ? Ou encore de se procurer les meilleures technologies ?

La vérité est que le parcours vers l’usine 4.0 est plein d’embûches. On ne parle pas de transformation numérique pour rien.

La réalité, c’est que l’entreprise doit composer avec plusieurs enjeux.

C’est une véritable course à obstacles qui se dessine pour toute PME manufacturière qui désire se transformer à l’ère numérique.

Mais quels sont ces enjeux ?

D’abord, des enjeux de compétences

C’est inévitable… La transformation numérique implique des changements importants dans les différents métiers. Certains métiers disparaissent, d’autres sont radicalement transformés et d’autres apparaissent.

Globalement, ce sont surtout les métiers à faible valeur ajoutée qui seront remplacés par des technologies.

L’usine 4.0 ou l’usine intelligente intègre de nombreuses technologies nouvelles : ERP, CRM, objets connectés, robots, etc.

Non seulement de nouvelles compétences sont requises pour implanter ces technologies, mais également pour les utiliser efficacement au quotidien.

Bien que des consultants externes puissent être utilisés pour certaines activités, il est essentiel que l’entreprise possède les compétences requises pour les leviers qui sont au cœur de ses activités.

De nouveaux modes de gestion

L’avènement de l’usine intelligente bouscule aussi les façons de faire, notamment en ce qui concerne les modes de gestion.

Par exemple, certaines entreprises manufacturières habituées à « pousser » leurs produits vers leurs marchés doivent s’adapter et adopter un mode davantage axé sur des « flux tirés ».  Dans ce mode de gestion, c’est la demande de la clientèle qui détermine ce que l’entreprise va devoir fabriquer.

Dans certains secteurs, on parle d’un aplatissement des réseaux de distribution. Le nombre d’intermédiaires est requis et la PME manufacturière est de plus en plus amenée à connaître intimement l’utilisateur final de son produit et à le servir adéquatement.

On le comprendra : les modes de gestion traditionnels doivent être repensés, remis en question !

Un environnement technologique complexe, mais… vulnérable !

Vous l’aurez compris, dans le monde de l’usine 4.0, la communication est constante et instantanée.

Cette communication entre les différentes composantes de la chaîne de valeur est réalisée à travers différentes technologies internes et externes à l’entreprise.

Une conséquence inévitable est la vulnérabilité de cet environnement aux attaques et aux intrusions.

La cybersécurité devient donc un enjeu critique.

La PME manufacturière qui ne s’en préoccupe pas aura tôt ou tard la surprise d’être victime d’une telle attaque et de voir ses opérations être suspendues ou sérieusement affectées.

Avez-vous été témoin de tels événements dans votre secteur d’activité ou dans votre région ?

Des investissements considérables requis

Un enjeu inévitable est sans doute le niveau d’investissement requis pour amorcer et poursuivre sa transformation numérique.

On ne parle pas ici d’un investissement pour un projet numérique.

Quand on veut faire la transition vers le numérique, ça implique souvent la réalisation d’un programme de projets numériques.

On parle donc de plusieurs projets à réaliser.

Nous ne sommes pas dans les dépenses de quelques dizaines de milliers de dollars.

Mais bien dans celles de quelques centaines de milliers de dollars, voire des millions de dollars.

Nombreuses sont les PME manufacturières qui abordent leur transformation numérique avec une certaine naïveté sur le niveau d’investissement requis.

Le résultat est qu’elles se dotent d’un plan numérique.

Elles ont une belle liste de projets.

Mais les investissements sont si élevés et l’entreprise ne s’y attendait tellement pas que le plan numérique va demeurer à l’état de projet et sera inévitablement rangé sur la même tablette que les « projets spéciaux ».

Dans notre prochaine chronique, nous verrons comment la PME manufacturière peut s’assurer d’identifier les projets numériques les plus porteurs pour elle.

D’ici là, je vous invite à donner vos commentaires ou poser vos questions dans l’espace prévu à cette fin.

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