Confondons-nous le fossé des générations par l’évolution de nos cultures et de nos valeurs ?

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Fossé des générations

Nous parlons souvent du fossé des générations. Nous grinçons des dents envers la plus récente. Est-ce vraiment les générations le problème ou notre résistance aux changements de culture et de valeurs dans notre société ? Définissons les grandes lignes de chacune d’elles pour mieux les comprendre.

À chaque époque, les générations ont intégré des cultures afin de fidéliser leur réalité. Que nous le voulions ou non, l’influence de ces nouveaux modes de pensées en société a un impact direct sur la gestion des organisations.

LA GÉNÉRATION SILENCIEUSE (Née entre 1925 et 1945)

« Je fais ce que je peux et non ce que je veux. »

Les travailleurs de la génération silencieuse ont connu une époque très éprouvante, à voir le rationnement de leurs vivres, les climats de travail difficiles, l’absence de confort et la nécessité de combler les besoins essentiels pour survivre. Leur conception du travail est basée sur la satisfaction de leurs besoins : un salaire, un toit et de la nourriture sur la table.

Ils ont été élevés dans la sévérité de la religion et de l’État, donc le luxe était mal vu aux yeux des fidèles. En revanche, grâce au droit de vote des femmes accordé en 1942, on a vu l’éclosion d’une nouvelle ère pour le marché du travail. De plus, notre société est passée du mode de vie rural à un mode de vie urbain.

Ces changements ont influencé les organisations, qui ont bénéficié de la naissance d’une économie de consommation. Ces travailleurs étaient des gens loyaux et respectueux de la hiérarchie. La majorité de cette population est à la retraite de nos jours. Ce que nous retenons de cette génération : ils trouvaient la fierté dans le devoir bien accompli. Malheureusement, ces gens négociaient rarement leur salaire et surtout, se soumettaient à tout type d’encadrement de travail.

LES BABY-BOOMERS (Nés entre 1946 et 1965)

« Je fais ce que je peux pour obtenir ce que je veux à tout prix. »

Les enfants de l’après-guerre sont devenus une population imposante. Et puisqu’ils étaient si nombreux, la consommation augmentait, et avec celle-ci, le luxe a pris place. Grâce à la Révolution tranquille de Lesage, les travailleurs ont évolué dans un État-providence.

Les femmes ont pris d’assaut le marché du travail, amenant une nouvelle vision de la gestion. Les organisations ont dû s’adapter afin de comprendre ce nouveau fléau de travailleurs et … de travailleuses. Les baby-boomers ont revendiqué des droits, des changements et la liberté d’expression. Ils retrouvent leur satisfaction dans la promotion au cours de leur carrière, l’augmentation salariale selon leur ancienneté et leur expérience, surtout des récompenses pour leurs années de services.

Ils respectent la hiérarchie et veulent y avoir accès. Comme les gens de la génération silencieuse, ils souhaitent des salaires et des postes stables en évoluant dans leur organisation. Une forte concentration de cette population est maintenant à la retraite. Nous vivons les répercussions de la perte des connaissances et de l’expérience. Et à cause des nombreux postes à combler sur le marché, une pénurie de main-d’œuvre est omniprésente.

La suite dans le prochain article avec les générations X, Y, Z.

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