Le travail et la quête de sens : Sont-ils irréconciliables ?

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Travail

Je réfléchis à la quête de sens depuis ce jour où, il y a bien longtemps, j’ai entendu cette histoire dans laquelle un pèlerin marche sur une route. Arrivé à un village, il voit un artisan. S’approchant de lui, il lui demande ce qu’il fait. L’homme lui répond : « vous voyez bien, je pose des pierres ».

Continuant sa marche, le pèlerin s’arrête devant un deuxième artisan et lui pose la même question. Ce dernier lui répond dans un grand sourire : « ah, moi, je construis un solide mur de pierre ». Quelques minutes plus loin, il croise un troisième artisan et lui demande ce qu’il fait. L’homme lui répond, les yeux brillants : « moi, monsieur, je bâtis une cathédrale ».

Même métier, trois perspectives.

Que seraient nos organisations si elles étaient peuplées de bâtisseurs de cathédrales ?

Jérôme Barrand (2017), expert en agilité, note que « le sens est à l’entreprise ce qu’est la lumière pour les animaux : c’est la vie, l’espoir, ce qui va diriger nos actions. Le sens est premier.[1] » Concentrés sur les résultats du trimestre, la réduction des coûts et tous ces indicateurs de performance dans lesquels on investit une énergie folle simplement pour arriver à les suivre, aurions-nous oublié les fondements de toute cette activité.

Pourquoi fait-on tout cela ?

La grande majorité des êtres humains ne tend-elle pas à s’accomplir, à contribuer à quelque chose de plus grand que soi ? Comment y arriver dans son travail si on a perdu (l’a-t-on déjà eu) le sens ?

Le sens est source de mobilisation, d’engagement, de performance et de bonheur au travail. Et ça commence par la fierté.

Êtes-vous fier de ce que vous faites ? Vos collègues le sont-ils ? En tant que gestionnaire, vous assurez-vous de leur communiquer régulièrement l’importance de leur contribution ? Nous sommes tous les maillons d’une grande chaîne. Sans son plus petit maillon, la chaîne est brisée.

Que faire pour (re)créer le sens au travail ? Ça n’arrivera pas tout seul. Il faut croire au potentiel infini de l’humain et avoir envie de lui offrir un environnement qui lui insuffle le goût de se dépasser.

Quelques trucs :

  • Avoir une mission claire, inspirante. La partager. L’expliquer. Aider chacun à lier son rôle à la réalisation de cette mission.
  • Identifier les valeurs organisationnelles. Les illustrer par des comportements concrets. Les communiquer. Les vivre au quotidien, tout le temps, sans exception.
  • Écouter. Impliquer. Respecter.

Ces trois éléments sont à la base d’une entreprise saine, porteuse de sens pour ses collaborateurs. Ils sont un parcours obligé pour attirer et mobiliser ces bâtisseurs de cathédrales qui sauront rendre votre organisation unique.

[1] BARRAND, Jérôme. Le manager agile, Paris, France : ESF éditeur, 2017, p. 77.

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