2018: Quels sont les robots qui se retrouveront dans votre entreprise ?

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Les robots

2018: Quels sont les robots qui se retrouveront dans votre entreprise ?

Par

Françoise Mommens

La fin d’une année calendaire correspond toujours avec la publication de prédictions pour l’année à venir, et cette fois encore, les instituts et cabinets de consultance ne sont pas en reste. Citons par exemple, l’étude prospective d’IDC (Futurescape 2018) qui s’est particulièrement intéressée à l’adoption de la robotique par les entreprises. En effet, selon eux, poussées par le développement croissant de l’intelligence artificielle et le besoin de gain en productivité, 60 % des plus grandes entreprises mondiales en seront équipées.

Mais de quoi parle-t-on réellement?

Les robots ont été très présents dans notre actualité en 2017 et les médias, souvent avides de nouvelles percutantes, nous les ont décrits telles des machines qui anéantiront la prochaine génération de travailleurs, plongeant le monde du travail dans une grande apocalypse de chômage et de précarité.

Mais, si le terme robotisation signifie la substitution d’opérateurs humains par des robots pour l’accomplissement de tâches et le remplacement de comportements raisonnés par des automatismes, et avant de partir en peur, il serait judicieux de faire la différence entre ces différents types de robots et de démystifier certaines craintes.

Car, si nous y pensons bien, ces robots nous côtoient déjà depuis longtemps. Citons par exemple, l’aspirateur de type ROOMBA (de iRobot), qui détecte et enlève la saleté et les débris tout en manœuvrant habilement sous nos meubles. C’est déjà un système de robotisation… et nous ne le voyons pas comme un cyborg de type Robocop ou autre androïde, tel TOPIO, ce robot humanoïde qui en 2009 déjà, jouait au ping-pong au salon international de robotique (IREX) de Tokyo.

Alors pourquoi ce soudain engouement? Serait-ce dû aux progrès de l’intelligence artificielle?

Bref, de manière synthétique et générale, apprenons avant tout à les distinguer.

D’abord, il y a le robot industriel, qui n’est somme toute qu’un système ayant un ou plusieurs « bras » agissant sous plusieurs axes et permettant la fabrication automatisée et répétitive (par exemple, une chaîne de montage automobile ou les appareils de traite dans une ferme moderne).

Ensuite, il y a le robot de livraison, qui à l’instar des engins roulants Kiva qui sillonnent les allées des centres de distribution d’AMAZON, permet de transporter des étagères entières de produits entièrement de manière autonome. Robots qui sont eux aussi différents de ces petits engins livreurs à roulettes, capables de livrer un colis et qui sont actuellement en test dans plusieurs grandes villes du monde, au grand bonheur des amateurs de pizza.

Dans la catégorie « humanoïde », citons les robots anthropomorphes (ceux dont la forme rappelle la morphologie humaine), comme ASIMO (de Honda). S’ils ont depuis longtemps envahi nos films de science-fiction, ils sont encore rares à prendre du service dans le monde réel. L’on peut cependant en croiser quelques-uns, comme PEPPER, déployé pour la première fois en juin 2014 au Japon afin d’accueillir les clients de la Softbank et qui depuis accueille aujourd’hui les visiteurs dans plus de 2 000 entreprises à travers le monde; ou plus récemment, comme ce robot policier qui a rejoint la police de Dubaï en mai 2017.

Les animats (contraction de anima et material), eux, sont des robots inspirés d’espèces animales vivantes, comme le robot araignée KMR-M6 (de Kondo Robots, 2011) dont les propriétés motrices permettent de se déplacer sur des terrains escarpés.

Moins impressionnant visuellement, vient le robot conseiller (aussi appelé chatbot, contraction du mot chat pour clavardage et bot pour robot) qui consiste en un logiciel pouvant dialoguer avec un individu (bien souvent le client/consommateur) par le biais d’un service de conversations automatisées. Le logiciel, interrogé en langage naturel, utilise une bibliothèque de questions/réponses préétablies afin de régler un problème, de suggérer des achats ou même d’informer d’une situation.

Si les progrès en matière d’intelligence artificielle devaient leur permettre un jour de pouvoir analyser et comprendre les messages aussi bien que pourrait le faire un humain, il n’en est encore rien aujourd’hui.

Sans oublier évidemment : SOPHIA, qui, le 25 octobre dernier devint le premier robot citoyen à obtenir la nationalité saoudienne, les robots volants (drones, etc.), les robots nageurs (aquabots et autres robots explorateurs sous-marins), les robots médicaux et bien sûr, nos bons vieux robots ménagers, etc.

Il existe donc une kyrielle de robots, et une fois définis les différents types qui nous entoureront dans les prochaines années, voyons s’ils sont (ou seront) des « vecteurs de fin du monde » ou simplement des agents de changement dans nos façons de procéder/consommer.

Mais ça, c’est une autre histoire, dont nous discuterons en 2018 et dans de futurs articles…

À venir : Les chatbots : jusqu’où leur ferez-vous confiance?

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Françoise Mommens
Françoise Mommens Consultante en Intelligence d’affaires et spécialiste en veille stratégique Spécialiste en veille stratégique et concurrentielle, Françoise Mommens possède une solide expérience dans le domaine de l’analyse marketing et la planification stratégique et ce pour différents marchés, tant traditionnels que numériques, tant en Europe qu’au Québec. Durant les vingt dernières années, elle a contribué à de nombreux gros projets en matière d’intelligence d’affaires (intelligence compétitive), de conseils en communication marketing. Ses principales activités professionnelles visent des projets de recherche et d’analyse de marchés servant à orienter la planification stratégique de l’entreprise (plan à 3 et 5 ans). Antérieurement, elle a piloté l’implantation de nombreuses cellules de veille stratégique au sein de différents secteurs économiques. Françoise Mommens a donné plusieurs conférences et formations dans le domaine de la veille stratégique et l’analyse prospective. Elle est également accréditée par l’ADRIQ depuis juin 2017.

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