Le succès : la métacognition pour le changement de paradigme !

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Succès

Le succès : la métacognition pour le changement de paradigme

Par Michel Dionne

Pouvez-vous imaginer de tomber en amour avec la réalité future que vous souhaitez ? Il suffit de ne pas attendre le succès pour se sentir bien, mais de vous sentir bien pour inspirer le succès. Le succès ne provient pas de l’extérieur. Il est la création de votre état d’esprit. Ainsi, l’émotion génère un champ de fréquence permettant à la pensée de créer notre réalité lorsque le cerveau et le reste du corps sont synchronisés.

Dans l’effet placebo, une personne croit qu’un médicament aura un effet positif sur elle. Or, le cerveau ne fait pas la différence entre l’extérieur et l’intérieur. Il va donc ordonner au corps de générer les effets thérapeutiques attendus. Environ 80 % des personnes dépressives se sentent mieux après l’administration d’un placebo. Trouvez l’erreur…

La métacognition consiste à prendre conscience de ce à quoi on pense afin d’en baisser le volume lorsqu’il génère du stress. Les bouddhistes y font référence en parlant de « perturbations mentales ». Dès lors, on peut réorienter sa pensée vers des images positives afin de restructurer les circuits neuronaux, nos mémoires, qui nous ont fait éprouver du stress.

Le cerveau traite 400 milliards d’octets à la seconde alors que le lobe frontal du cerveau, le siège de notre mental, en traite 2000. Il sélectionne donc les informations qu’il veut traiter, notamment celles sur lesquelles nous décidons de porter notre attention ou sur lesquelles il est alerté, comme un bruit bizarre en provenance du moteur de votre automobile alors qu’autrement, vous n’en entendez plus le ronronnement constant.

Notre libre arbitre s’exerce par la concentration et par l’exercice de rester concentré sur une idée, sur une action, sur le moment présent. La clé, c’est l’intention de décider d’une action, de réguler son comportement, de planifier son futur et d’exclure les autres pensées et stimuli qui pourraient faire dévier son attention de son intention. Dès lors, on peut contempler de nouvelles possibilités au potentiel illimité et faire ainsi preuve de création.

Libérés du poids des mémoires, tout en y référant à des fins de comparaison, nous pouvons ainsi analyser et faire des choix complexes et mettre l’imagination à contribution. Dans la foulée, notre comportement, nos actions suivent nos intentions, nos aspirations. La congruence entre le corps et l’esprit est établie. Nous occupons le siège du conducteur de notre destinée plutôt que d’en être le passager sur le siège arrière.

On décrit ainsi le lobe frontal du cerveau comme ayant la capacité de formuler des buts, d’élaborer des plans pour leur exécution, de les mener à bien de façon efficace, d’en changer le cours et d’improviser face à des obstacles ou des échecs et enfin d’agir ainsi avec succès en l’absence d’une direction ou d’une structure extérieure, en toute autonomie.

Lorsque l’intention est claire, elle prend le pas sur toute autre considération. L’intention, l’attention et la volonté sont alors alignées sur un objectif à long terme. La réalité se moule en quelque sorte à l’image mentale qu’on s’en fait. Cela s’explique par la croyance indéfectible que la seule réalité véritable est l’idée qu’on a et ce, indépendamment des circonstances extérieures. C’est ainsi que la pensée crée notre perception de la réalité.

Plus notre attention est concentrée sur une pensée claire, plus notre rapport au temps et à l’espace diminue. Nous ne nous sommes pas rendu compte que les heures ont passé et que tout le monde a quitté le bureau parce que nous étions absorbés dans une tâche qui nous passionne. C’est comme si notre cerveau avait fermé l’interrupteur des stimuli extérieurs. Au plus profond de nous-mêmes, notre sens de l’identité, notre moi, s’est dissout temporairement.

En rapport à l’innovation, un slogan courant est « Think Outside The Box ». Il s’agit, au sens strict, d’explorer des solutions à l’écart des sentiers battus. Au sens large, la Boîte ce n’est pas l’objet de notre réflexion, mais la façon dont le sujet, nous, analyse le problème avec notre lobe frontal ou avec nos mémoires acquises. Einstein indiquait qu’un problème ne peut être résolu avec le même niveau de conscience qui l’a créé.

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Michel Dionne

Michel Dionne
Auteur, conférencier et formateur en innovation intégrale
Associé de Innovation Intégrale

Communicateur hors-pair, il captive son auditoire tant par ses propos imagés que par la logique qui sous-tend son discours. A la fois visionnaire et pionnier dans le domaine des télécommunications et de l’informatique, il porte toutefois un regard critique sur les technologies dont l’usage approprié lui apparaît cependant incontournable. Rompu à la réalité des affaires, il est particulièrement préoccupé par la cohérence des moyens qui mènent à l’objectif poursuivi. Michel Dionne est diplômé en administration de l’École des HEC de Montréal. Il est l’auteur de trois livres dont La vente relationnelle publié aux Presses de l’Université Laval en 2012.

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